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Affaire Anne-Catherine Celen

     
 

     
  Journal de Paris, 10 frimaire an 10 (1 décembre 1801) :  
 
 

 

Cause Criminelle.

On plaidera, le 8 ou 9 frimaire, devant le tribunal criminel de Bruxelles, une cause qui fixe, en ce moment, l’attention du public.

Anne-Catherine Celen, fille d’un cabaretier de Boitschot, village du département des Deux-Nèthes, était soupçonnée d’être grosse pour le seconde fois de N...., l’accusé.  Le 11 floréal an 5 (30 avril 1797), le second dimanche de Pâques, elle prévient ses parents qu’elle va s’établir avec N....., dans les environs de Louvain, où elle n’aurait plus besoin de travailler. Elle part en effet, emportant avec elle ses meilleurs habillements, et ne donne plus de ses nouvelles.
Cependant N.... demeure dans son canton.
Environ deux mois après ce départ, la mère de Celen reçoit de celle-ci une lettre de Rotterdam, lui annonçant qu’elle s’y trouvait. Ce fait s’est trouvé faux ; et un frère de N..., prévenu d’avoir écrit cette lettre, est aussi accusé.
Le 5 germinal an 9, environ quatre ans après le départ de Celen, des paysans travaillant à un bois près d’Aerschot, y trouvent des ossements humains. On fouille ; on découvre aussi une baleine et un morceau d’étoffe servant à faire des corps-de-jupe ; des restes de manches de soie, et un couteau à manche de bois, pareil à celui que portait Celen. Ces indices font reconnaître que ces ossements sont ceux d’une femme. On va plus loin ; sur la ressemblance qu’on croit apercevoir de cette étoffe de soie à un habillement de Celen, l’on augure que c’est elle qui a été assassinée. L’on croit aussi reconnaître que l’écriture de la lettre écrite à la mère de Celen, ressemble à celle du frère de N....  Sur ce, on les accuse tous les deux d’avoir assassiné cette fille, et le jury d’accusation prononce contre eux qu’il y a lieu à accusation.

Jamais cause n’aura offert plus d’incertitude et plus de difficultés à la sagesse des jurés.  Sont-ce les ossements d’une femme  ; car les gens de l’art ont décidé qu’il n’y avait point de différence entre ceux de l’homme et ceux de la femme. Ces restes sont-ils ceux de Celen ? Les accusés sont-ils convaincus de l’avoir assassinée ?... Mais aussi si l’affirmative est prouvée, quel nouveau degré de force et de vérité n’acquerront pas ces beaux vers de Voltaire :

.......................................Il est donc des forfaits

Que le courroux des dieux ne pardonne jamais !

 

     

 

 

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