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Messageries

 

Dictionnaire de la conversation et de la lecture, tome 13, 1857, p 99.

 
 

MESSAGERIES, entreprises établies pour le transport des voyageurs et des marchandises ; dans ce dernier cas on leur donne plutôt le nom de roulage. Autrefois les messageries étaient exploitées par des entreprises particulières, autorisées par concessions royales ; ces établissements étaient peu nombreux, peu actifs et peu commodes ; on connaît la lenteur proverbiale des coches ; en 1761 la voiture qui faisait le service public de Paris à Strasbourg partait de la rue de la Verrerie le samedi à dix heures du matin, arrivait à Bar le septième jour, à Nancy le huitième, et à Strasbourg le douzième. Turgot apporta dans ce service de grandes améliorations, et pour les réaliser plus facilement, réunit toutes les entreprises particulières de messageries pour former, sous la direction de l'État, la première entreprise générale de messageries. Les voitures publiques prirent de cette circonstance le nom de turgotines. En l'an VI ce monopole de l'État fut supprimé, et les entreprises particulières purent se former, toutefois avec l'autorisation du gouvernement. En 1805, à la faveur de ce régime, s'éleva la Compagnie des messageries imperiales; elle eut le monopole des transports publics jusqu'en 1826, époque de la création des Messageries générales. Un décret de 1807 avait permis aux entreprises des messageries de s'établir sans autorisation; mais quand une compagnie nouvelle créait un service de diligences sur une ou deux lignes, les grandes compagnies, par un abaissement considérable de leur tarif, réduisaient les directeurs de l'entreprise rivale à y renoncer; le public cependant y gagnait, car à ces abaissements énormes succédait, une fois la concurrence écartée, un abaissement moindre mais permanent. C'est ainsi que depuis 1810 jusqu'à 1830 le prix de transport pour une lieue a baissé en moyenne d'un centime par année. Les entreprises de messagerie ont du reste vu décroître rapidement leur importance depuis l'établissement des chemins de fer, qui leur enlèvent chaque année quelques nouvelles lignes.

   

 

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