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   Nouvelles du Jour   >  décembre 1798

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Nouvelles du 2 décembre 1798

 
12 frimaire an VII
 

 

Paris, 12 frimaire an 7.
- Quelques émigrés nouvellement débarqués s'efforcent de soulever encore une fois les habitants du Morbihan. Mais on assure que toutes les mesures sont prises, et que le général Michaud, qui commande dans ces contrées, est à leur poursuite.
- Deux espions anglais parcouraient le Calvados et les départements environnants ; un d'eux vient d'être arrêté, l'autre est parvenu à s'échapper.
Leurs pouvoirs ostensibles étaient de promettre de prompts secours, de répandre qu'un débarquement d'Anglais, d'émigrés et de Russes aura lieu incessamment sur nos côtes, et de donner l'assurance que le gouvernement anglais fournira de l'argent et des armes.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 13 frimaire an 7.)

 

 

 

 

Le Moniteur de ce jour publie une lettre provenant de l'expédition d'Egypte :
Extrait d'une lettre écrite par un membre de l'Institut du Caire à un de ses amis, en date du 12 fructidor.
L'événement de la flotte n'a pas influé sur la confiance du soldat. L'armée, comme son chef, pense toujours que la fortune ne l'a pas abandonnée ; nous comptons sur d'heureuses destinées. L'intérieur s'organise ; les habitants, de toutes les sectes, sont appelés au gouvernement, mais les Cophtes sont ceux qui nous montrent le plus de dévouement.
Les membres de l'Institut national ont fondé ici un établissement semblable à celui de Paris. Ils ont réuni à eux quelques-uns des savans et .artistes qui ont suivi l'armée ; quelques militaires y ont été adjoints. Les généraux Kléber, Dessaix, Regnier, Andréossi et Caffarelli ; l'aide de camp du général en chef, Saikoski, et l'ordonnateur en chef Sucy y ont été admis. Cet établissement a un fort beau local, où il y aura sous peu un jardin de botanique. Déjà il y a le commencement d'une ménagerie ; bientôt on y trouvera bibliothèque publique, observatoire, cabinet de physique, laboratoire de chimie, salles d'antiquités, etc. Le citoyen Monge a été élu président ; le général en chef, vice-président, et le citoyen Formier, secrétaire.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 12 frimaire an 7.)

 

 

 

 

Extrait des nouvelles de Paris, du 2 décembre 1798.
Quelques banquiers renommés de Paris ont été obligés, depuis peu de jours, de suspendre leurs paiements, faute de fonds nécessaires. La confiance, ébranlée par la dernière secousse, n'est pas encore tout-à-fait rétablie, quoique la cause ne subsiste plus. La rareté du numéraire se fait d'ailleurs beaucoup sentir en ce moment, et les affaires de tout genre en souffrent.

- Des réquisitionnaires et des conscrits fugitifs avaient formé à l'extrémité méridionale du département de la Gironde un rassemblement qui pouvait devenir inquiétant. L' administration centrale de ce département, de concert avec le général Mergier, vient de prendre des mesures pour étouffer dans son origine ce mouvement insurrectionnel.

- Beaucoup de personnes se sont montrées incrédules sur la conversation que l'on a attribuée à Buonaparte dans la pyramide d'Egypte. Un de nos écrivains en plaisante aujourd'hui d'une manière assez ingénieuse : « Permettez-moi, dit-il, d'exprimer ma reconnaissance à l'interprète qui nous a transmis le récit de l'entrevue de Buonaparte et de plusieurs Muphtis Imams, etc. dans l'intérieur de la grande pyramide. Je le félicite bien sincèrement de sa curiosité courageuse qui l’a fait ramper sur le ventre dans les longs canaux de la pyramide, à la suite de la savante compagnie dont le but était sans doute, d’éviter les importuns. En effet, elle ne devait point les craindre, soit dans la chambre sépulcrale, soit dans une autre voisine, nouvellement découverte par l’anglais Davison. Je doute même qu'on y respire fort à l’aise, à moins que le général Buonaparte n’ait fait percer des soupiraux dans un massif de pierres de quelques centaines de pieds d’épaisseur, opération qui pourrait figurer auprès de celle du Kalyfe Almâmoun à qui on attribue l’ouverture de la grande pyramide.

(Journal de Francfort, 9 décembre 1798.)

 

 

 

 

La Haye, le 2 décembre 1798.
Depuis l'arrestation des personnes dont nous avons parlé, plusieurs de leurs partisans ont quitté La Haye ; mais le ministre de la police, par ordre du Directoire les a fait enlever à Rotterdam, Leyde et autres endroits où ils s'étaient retirés ; on vient de les ramener ici.

(Journal de Francfort, 10 décembre 1798.)

 

 

 

 

On lit dans le "Journal de Francfort" du 2 décembre 1798 :

 
 

De Bruxelles, le 26 novembre 1798.
D’après tous les rapports le combat qui a eu lieu, le 23, dans la Campine, a été beaucoup plus sanglant que tous les autres. Les insurgés étaient fortement retranchés à Meerhout, Mool, Gheel, et dans les bois voisins ; leur nombre était considérable. Le général Collaud dirigea lui-même l'attaque ; outre la colonne venue de la Hollande et celle d’Anvers, il était encore arrivé d’autres corps de Maestricht et Diest. Toutes ces troupes chargèrent à la fois les insurgés dans leurs différentes positions. Ces derniers firent la plus vigoureuse résistance, et ne cédèrent le terrain que pied à pied ; enfin, après une action qui dura depuis le matin jusqu’à la nuit, ils durent songer à la retraite ; leur perte est de 5 à 600 hommes tués, environ 300 blessés et 120 prisonniers, parmi lesquels se trouvent deux de leurs chefs. On leur a pris 800 fusils avec leurs baïonnettes, plusieurs chariots chargés de vivres et 2 mille livres pesant de poudre. La perte des troupes républicaines n’est pas peu considérable. Le 4, quelques corps se sont mis à la poursuite des insurgés, qui avoient pris la dénomination d’armée catholique.
Le chef de brigade Sénault, commandant de Bruxelles, a été destitué et remplacé par le chef de brigade Sabathier.

 
 
  Du Bas-Rhin, le 28 novembre 1798.
A en croire les gazettes qui s’impriment sur la rive gauche du Rhin, les insurgés du Brabant sont partout battus, dispersés, taillés en pièces par les troupes républicaines. Mais à en juger par les dispositions que les Français sont obligés de faire et par les rapports particuliers qu’on reçoit de ces contrées, il paraît que la rébellion, au lieu d'être comprimée, s’étend de plus en plus. Hier au soir, écrit-on de Venlo, en date du 21 de ce mois, on reçut ici, tant par la poste que par des voyageurs, la nouvelle que tous les membres d'un tribunal de nos environs, ainsi qu'un grand nombre d’autres personnes, se sont sauvés a Ruremonde, et qu’on s’attendait d’un moment à l’autre à voir arriver les insurgés Belges. Des rapports ultérieurs apprennent en effet que ces insurgés sont non seulement entrés à Weerdt, mais qu'ils se trouvent très près de cette ville (Venloo).
Tous les bateaux qui étaient sur la Meuse ont été coulés bas par les Français. Hier au soir, ils ont aussi abattu notre pont, et tous les bateliers qui se trouvaient de l'autre côté de la Meuse ont été forcés de venir de ce côté-ci.
 
 

 

Livourne, le 2 décembre 1798.
La plus grande tranquillité continue de régner ici ; les troupes débarquées observent la meilleure discipline et ne sont à charge en aucune manière aux habitants. Le lendemain de leur arrivée, un convoi génois de 40 voiles venant de Civita Vecchia, entra dans notre port pour réunir quelques navires marchands qui s’y y trouvaient. L’amiral Nelson fit aussitôt séquestrer ce convoi ; il s’empara aussi d’un vaisseau de guerre et d’un chebec de la même nation. L’escadre portugaise est attendue ici d’un moment à l’autre. L’on apprend aussi que toutes les forces navales du Roi de Naples doivent sortir des ports, avec un grand nombre de bâtiments de transport fur lesquels se trouvent des troupes de débarquement. Nos augustes souverains sont toujours à Pise (à 4 lieues de Livourne) l'on a fait passer beaucoup de troupes sur nos frontières du côté de l’État romain.

(Journal de Francfort, 18 décembre 1798.)

 

 

 

 

De Semlin, le 2 décembre 1798.
Il se fait dans ce pays une levée de recrues destinés a compléter les régiments de frontière.
Suivant les lettres de Mehadia, Passwan Oglou a augmenté considérablement ses forces, et ses vues paraissent principalement dirigées fur la Valachie ; cependant l'on doute qu’il forme de nouvelles tentatives avant le printemps prochain. Les troupes de la Bosnie ont été de nouveau mises en état d’agir ; mais elles ont déclaré, dit-on, qu’elles me voulaient point dépasser leurs frontières et qu’elles se borneraient à défendre leur province.

(Journal de Francfort, 19 décembre 1798.)

 

Passwan Oglou

 

 

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