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Nouvelles du lundi 3 décembre 1798

 
13 frimaire an VII
 

 

Paris, le 13 frimaire an 7.
Nous lisons dans le London-Gazette, journal ministériel de Londres, la déclaration suivante du roi d'Angleterre :
« Vu l'arrêté du directoire exécutif français, portant que toutes personnes natives ou originaires de pays neutres ou alliés de la France, qui feront partie des équipages des vaisseaux de guerre, ou autres bâtiments britanniques, seront considérées et traitées comme pirates, en conséquence, sa majesté a ordonné qu'il fût notifié au commissaire des prisonniers français dans la Grande-Bretagne que, si l'on met à exécution, en aucun cas, cet arrêté contre des personnes de la classe ci-dessus désignée, qui peuvent se trouver sur des bâtiments appartenant à sa majesté ou à des sujets de la Grande-Bretagne, ou enfin voguant sous pavillon britannique, sa majesté exercera les représailles les plus rigoureuses sur tous les sujets de la République française, que le sort de la guerre a déjà mis ou pourra mettre encore à la disposition du roi. »

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 14 frimaire an 7.)

 

 

 

 

Extrait des Nouvelles de Paris, du 3 décembre.
Le Rédacteur a publié officiellement la pièce suivante :
Extrait d’une lettre écrite, le 17 Brumaire an 7, par le commissaire près l'administration centrale du département de Meuse-Inférieure, au ministre de l'intérieur :
« Citoyen ministre, la rébellion était organisée dans plusieurs de nos cantons ; partout elle a été comprimée. A Ruremonde, le commissaire du pouvoir exécutif, seul avec un hussard, arrête un des instigateurs de la révolte. A neuf heures du soir, une foule de brigands attaquent la maison d’arrêt pour l’en arracher. La rébellion était complète, s'ils y fussent parvenus ; 500 hommes d’un canton voisin attendaient, sous les armes, le succès de cette tentative, et la force armée était à 24 lieues de là ; mais le commissaire près l’administration municipale avait rassemblé une vingtaine de patriotes, qui s’étaient armés secrètement. Au premier signal, ils courent à la maison d’arrêt, répondant au qui vive des brigands par un feu de file ; plusieurs sont blessés et arrêtés, et le commissaire prend si bien ses mesures, qu’avec son petit nombre d’hommes de bonne volonté, il contient une foule de malveillants, jusqu'à l'arrivée de la force armée. »

- Un réquisitionnaire de la commune de la Salle en Beaumont, département de l’Isère, qui s’était coupé le doigt indicateur pour ne pas marcher vient de mourir à l’hôpital militaire de Grenoble, des suites de sa blessure. Un autre réquisitionnaire de la commune de Gap, après s'être amputé le pouce, a eu la témérité de l’envoyer dans une boîte, au citoyen Boutoux père, commissaire du Directoire exécutif à Gap.

(Journal de Francfort, 10 décembre 1798.)

 

 

 

 

Rouen, le 13 frimaire an 7.
Depuis plusieurs années l'on fabriquait du salpêtre dans l'église ci-devant Saint-Lô. C'était incontestablement une imprudence extrême d'avoir établi un pareil atelier au centre de notre commune ; mais l'habitude avait endormi sur le danger. Il demeure manifeste aujourd'hui, par le désastre arrivé hier vers les 3 heures et un quart après dîner. La voûte de l'église s'est écroulée avec un fracas épouvantable, qui a duré une minute environ. Les maisons adossées contre cet édifice, en face de la rue Boudin, ont été écrasées sous les décombres, en totalité ou en partie. Par un bonheur inespéré toutefois, personne n'a été blessé. Le cit. Mauduit et sa femme se sont vus à deux doigts de leur perte par la chute des poutres et des ruines, sans avoir été aucunement blessés. Les poutres ont été arrêtées à propos, et comme par miracle, pour protéger ces infortunés contre la chute des décombres. Le hasard, en un mot, a disposé pour leur salut une voûte de débris, sur laquelle ils n'avaient pas lieu de compter, et au bout d'une heure de travail on est venu à bout de les dégager.
On dit qu'il y avait des barils de poudre dans l'église, et qu'on les trouvera sous les ruines.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 15 frimaire an 7.)

 

 

 

 

De Strasbourg, le 3 décembre 1798.
Les courriers sont très fréquents entre Paris et Vienne. Dernièrement le courrier français Moustache, qui fut expédié différentes fois à Vienne à l'époque où le général Clarke devait y aller, est passé par ici pour se rendre à la même destination. Les dépêches dont il était porteur, contiennent, dit-on de nouvelles propositions du Directoire, qui augmentent l'espoir de la paix. (Gazette de Strasbourg.)

(Journal de Francfort, 7 décembre 1798.)

 

 

 

 

De Bruxelles, le 3 décembre 1798.
Quelques insurgés ayant à leur tête un ancien militaire, ont paru inopinément à Jodoigne, dans le pays wallon, et ont fait contribuer cet endroit ; ils se sont ensuite portés sur Wavre ; mais ayant aperçu un détachement qui s'avançait contre eux, et ils ont promptement rebroussé chemin. Il s'est aussi montré de nouveau des insurgés dans la forêt de Soignes. Ceux de la Campine se sont réfugiés dans les bois, d'où il sera difficile de les expulser entièrement.
L'on a amené hier ici un grand nombre de conscrits, enlevés dans les communes rurales de nos environs et qui doivent être conduits au dépôt de Strasbourg.
Il est aussi parti hier d'ici sept voitures remplies de prêtres et d'otages, sous l'escorte d'un gros détachement de cavalerie. Il paraît que les otages seront conduits à Paris et les prêtres à l'île de Rhé.

(Journal de Francfort, 8 décembre 1798.)

 

 

 

 

On lit dans le "Journal de Francfort" du 3 décembre 1798 :

 
  Le citoyen Lalande, dans une notice insérée dans le Journal de Paris, nous apprend que la guillotine n’est point une invention récente. « Le duc de Gotha, qui a une belle bibliothèque et beaucoup d’érudition, m’a fait voir, dit-il, un livre allemand imprimé en 1570 , intitulé Kirchen Calender de Caspar Golwurm, où l’on voit gravée une hache tombante, semblable a ce qu’on appelle si mal à propos en France, la guillotine. »
La guillotine, dit a ce sujet la Feuille du jour, inventée pour rendre la mort plus douce, a servi à multiplier les meurtres, et s’est abreuvé de sang : sûrement l’intention de l’auteur a été cruellement trompée ; mais il serait plus difficile d’abolir la renommée de vingt auteurs célèbres, que d'ôter maintenant son nom a la guillotine.
 

Lalande

Guillotine

 

 

 

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