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   Nouvelles du Jour   >  décembre 1798

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Nouvelles du mercredi 5 décembre 1798

 
15 frimaire an VII
 

 

Paris, le 15 frimaire an 7.
On mande d'Angers que le nommé Grand-Louis, qui se qualifiait comte de Savary, ou d'incomparable chef des royalistes, et qui, à la tête de huit à dix scélérats, portait l'épouvante dans les cantons de l'arrondissement de Segré, a été tué par les siens dans le bourg du Pin, département de la Loire-Inférieure, dans la nuit du 5 au 6 de ce mois. Depuis longtemps, des espions surveillaient sa marche ; un s'était introduit dans sa bande, et il a eu l'adresse d'y semer la division. C'est Jacquelin, son confident intime, qu'il avait récemment délivré des mains de la gendarmerie, qui lui a porté les premiers coups. Deux brigands qui ont tué Grand-Louis demandent leur grâce pour prix de cet assassinat dont l'utilité, disent-ils, doit les faire absoudre de leurs forfaits antérieurs.
Il ne reste plus, dans tout le département de Maine-et-Loire, qu'un très petit nombre de brigands. Le nommé Grand-Pierre a succédé à Grand-Louis dans l'honneur de les commander.

- Le juge de paix du canton de Maignelay écrit que le 9 de ce mois, l'épouse du citoyen Bezue, aubergiste à Ferriere, département de l'Oise, est accouchée, à une heure du matin, d un garçon ; à 10 heures du soir, elle est accouchée d'un second garçon ; à 11 d'un troisième ; à minuit, d'un quatrième ; à une heure du matin, du 10, elle est accouchée d'un cinquième garçon ; les trois premiers ont été portés à l'administration municipale pour y faire constater l'état de leur naissance, distance de trois kilomètres du canton de Ferriere : les deux autres ont été ondoyés.

- Un événement affreux a eu lieu avant-hier dans l’ancienne maison de la guerre où s'imprime le Journal du commerce. Un jeune homme de 26 à 27 ans va chercher sur le midi un agioteur au Perron, sous prétexte de changer des billets de caisse pour 125 louis, dont il avait besoin en or. Il amène cet homme dans son appartement, dont il avait fermé les fenêtres et les rideaux, et pendant que celui-ci comptait ses louis, il lui tire un coup de pistolet et le manque ; il saute ensuite dessus avec la baïonnette qui était au bout du pistolet, lui en porte plusieurs coups à la tête, et lui fait perdre beaucoup de sang. Quelqu'un qui avait entendu le coup de pistolet, frappe dans le moment à la porte. La peur saisit ce jeune homme qui se sauve dans un cabinet, et s y trouve enfermé. Aux cris redoublés à l'assassin, les ouvriers de l'imprimerie montent, enfoncent la première porte à coups de hache ; la force armée arrive, ainsi que les officiers publics. On ouvre le cabinet, et on y trouve le jeune homme percé de cinq coups de baïonnette qu'il venait de se donner dans la poitrine, et baigné dans son sang. Des officiers de santé arrivent et lui portent des secours ; aucun des coups n'est mortel ; l'agioteur n'est également que légèrement blessé.
On a verbalisé ; il n'a été trouvé sur le jeune homme ni billets, ni argent, ni carte civique, ni congé, ni passeport, mais seulement des cartes d'entrées dans des maisons de jeu, des pistolets et un poignard.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 15 frimaire an 7.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait des nouvelles de Paris, du 5 décembre 1798.
Il paraît que c’est sans aucune raison qu’on a annoncé que l’ambassadeur ottoman avait ordre de ne pas sortir de chez lui. On l’a vu aujourd’hui traverser librement et paisiblement les boulevards, dans une voiture derrière laquelle étaient trois domestiques, dont deux vêtus à la turque. Il a même encore sur sa voiture les armes de sa cour, un croissant.
On publie que le général Brune a failli être assassiné d’on coup d’arme a feu. Un citoyen a été blessé derrière lui. On ne donne point de détails.

(Journal de Francfort, 12 décembre 1798.)

 

 

 

 

Bruxelles, le 15 frimaire an 7.
L' administration départementale de la Dyle vient d'adresser une proclamation aux habitants de la campagne, pour les prémunir contre les perfides suggestions de la malveillance, qui s'efforce de les égarer par les plus infâmes moyens, et de leur faire redouter l'approche des troupes républicaines de leurs communes.
A la suite de cette proclamation est une lettre du général Colaud, commandant les neuf départements réunis, par laquelle il fait part à l'administration qu'il a été informé que des soldats se sont permis, en éclairant les villages pour poursuivre les révoltés, de piller des habitants paisibles ; qu'il a donné les ordres nécessaires pour arrêter de pareils désordres. Il prie l'administration de lui transmettre les plaintes qui auraient pu lui parvenir à cet égard, afin qu'il puisse faire indemniser les habitants qui auraient été volés. Ce général termine sa lettre en disant qu'il a donné les ordres pour faire arrêter et mettre en prison tous les officiers et sous-officiers du détachement de la 48e demi-brigade, qui a pillé dans un village en sortant de Lierre, et qu'il provoquera leur destitution auprès du ministre de la guerre.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 19 frimaire an 7.)

 

 

 

 

De Bruxelles, le 5 décembre 1798.
Les insurgés s'étendent dans les bois voisins de cette ville, et leur nombre est, dit-on, considérable. L'on se dispose à envoyer des troupes contre eux.
- Le chef des insurgés, Coorbels, a été amené ici ; il doit être incessamment jugé.
- Notre ville est toujours en état de siège.

(Journal de Francfort, 10 décembre 1798.)

 

 

 

 

De Bâle, le 5 décembre 1798.
Le grand conseil helvétique a pris, le 28 novembre, une résolution qui enjoint a tous les jeunes gens qui ont émigré, de rentrer dans le terme de 6 semaines ; ceux qui ne se conformeront pas à cet ordre, seront suspendus de leurs droits de citoyen, et remplacés à leurs frais ou à ceux de leurs parents. La peine de 10 ans de fers est prononcée contre ceux qui quitteront leur patrie pour s’enrôler dans un service non admis. L’on assure que les troupes Suisses qui sont au service du Roi de Sardaigne, seront réunies à l’armée française en Italie.

– Le gouvernement français a fait, dit-on, à la cour de Turin différentes demandes, dont quelques-unes ont été déjà accordées ; il s’agit entre autres de 10 mille fusils, une grande quantité de cartouches, et d’un emprunt de plusieurs millions en numéraire.

(Journal de Francfort, 11 décembre 1798.)

 

 

 

 

De Milan, du 5 décembre 1798.
Si l’on veut en croire nos gazettes, il doit être pris incessamment des mesures hostiles contre le Roi de Sardaigne. Une de ces feuilles rapporte un article de Turin ainsi conçu :
« Le 13 (3 décembre), le citoyen Eymar, ambassadeur de la République française près cette cour, demanda, par une note officielle, le contingent de troupes (10 mílle hommes) que le Roi s’est obligé de fournir à la France en cas de guerre contre le maison d’Autriche, et l’occupation de l’arsenal de Turin pendant la guerre. Il en reçut une réponse équivoque . . . . . qu’on travaillait à combiner les moyens de former ce corps de troupes, mais qu’en attendant on n’osait pas diminuer les garnisons du Piémont par crainte de quelque insurrection, etc. , etc. Eymar insista pour une réponse nette et catégorique dans 14 heures ; on plaça des gardes à l’arsenal pour empêcher toute exportation. –
Le même jour arriva le général français Brassis avec des dépêches pour la destitution du général Ménard, qui eut lieu sur le champ, avec intimation de partir dans 3 heures. L’officier qui était de garde à la porte de la citadelle a été mis en arrestation. Brafssis prit le commandement de la place. Le lendemain il y eut une conférence entre ambassadeur français et le chevalier Priceca, ministre du Roi. On en attend le résultat.

(Journal de Francfort, 18 décembre 1798.)

 

 

 

 

De Vienne, le 5 décembre 1798.
La gazette de la cour a publié aujourd’hui un article ainsi conçu :
« Une lettre de Constantinople, du 19 novembre, contient les nouvelles suivantes : Le général Buonaparte ayant imposé, à la suite de plusieurs autres réquisitions, une taxe considérable sur les maisons du Caire, il se manifesta un mécontentement très vif parmi les habitants de cette ville. Bientôt une troupe nombreuse de peuple se rassembla tumultueusement devant le Meckemet (maison de ville). Buonaparte ayant jugé nécessaire d’y envoyer un de ses généraux pour apaiser cette insurrection, il éclata dans le Divan une rixe si violente entre les habitants du Caire et le militaire français, qu’on en vint a des voies de fait. Le général français, que l’on croit être le général Berthier, fut tué d’un coup de pistolet, et tous les officiers qui l’avaient accompagné, au nombre de 40 à 50 furent massacrés. Le Kiaja du dernier gouverneur de l’Egypte, Bekir Pacha, qui se trouvait encore au Caire, profita de cette occasion pour rassembler un corps nombreux de mécontents avec lesquels il attaqua le château du Caire ; il s’en rendit maître par assaut, et tailla en pièces la garnison française qui était d’environ 500 hommes. Dans le même temps, les habitants des différents quartiers du Caire, qui s’étaient soulevés, fondirent avec fureur sur tous les Français qui se trouvaient dans la ville et les massacrèrent au nombre de 5 à 600. Le général Buonaparte alla alors camper avec son corps dans les environs de Boulack, et il est entré, dit-on, en négociation avec les habitants du Caire.
« Cette lettre ajoute que Murat Bey, après avoir rassemblé un corps considérable dans la Haute-Egypte, s’est porté a la même époque sur le Caire ; le général Dessaix, envoyé par Buonaparte à sa rencontre, a été battu ; d’autres avis disent même qu’il a été tué dans l’action.
- L’on attend la confirmation de toutes ces nouvelles.

 
 
 

« Ali-Pacha, gouverneur de Janina, qui a repris fur les François Prévesa, Voiniza et Butrinto, endroits ci-devant vénitiens, a envoyé a Constantinople environ 300 têtes de Français, qui ont été exposées, suivant la coutume, devant la porte du sérail.

(Journal de Francfort, 13 décembre 1798.)

   

 

 

 

 

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