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   Nouvelles du Jour   >  décembre 1798

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Nouvelles du dimanche 10 décembre 1798

 
20 frimaire an VII
 

 

Paris, le 20 frimaire an 7.
Le ministre de la justice, aux commissaires près les administrations centrales des départements de la République.
Le directoire exécutif a pris, citoyens, le 3 de ce mois, un arrêté qui, conformément aux lois des 18 floréal en 2, 23 nivôse an 2, et 24 nivôse an 3, ordonne que l'anniversaire de la juste punition du dernier roi des Français sera célébré, le 20 pluviôse prochain, dans toute la République. (Cet arrêté est inséré au bulletin des lois, n° 242.)
Suivant les articles II, III et IV, tous les fonctionnaires publics doivent, le même jour et en exécution des lois précitées, prêter serment de haine à la royauté et à l'anarchie, d'attachement et de fidélité à la République et à la constitution de l'an 3.
La loi du 6 octobre 1791, titre Ier, art. Ier de la deuxième section, déclare que les notaires sont des fonctionnaires publics ; et à ce titre, il est incontestable qu'ils sont compris comme tous les autres dans la mesure générale prescrite par le directoire exécutif.
Il sera donc nécessaire qu'ils soient appelés à la cérémonie publique du 2 pluviôse prochain. Ce soin est principalement confié au zèle des administrations ; et je ne doute pas de l'empressement de tous les notaires publics à se rendre à cette fête républicaine, et à y prêter le serment requis.
Comme le gouvernement se propose de prendre pour mesure de leurs sentiments civiques l'empressement qu'ils mettront dans l'accomplissement de cette partie essentielle de leurs devoirs, je vous invite à me faire connaître avec exactitude tous ceux qui à cet égard s'abstiendraient, sans cause légitime et reconnue, de remplir le vœu de la loi.
L'administration près de laquelle vous exercez vos fonctions devra prendre les mesures nécessaires pour que les administrations municipales avertissent à temps les notaires publics de leurs cantons, et que nul ne puisse prétexter cause d'ignorance.
Salut et fraternité.
Le ministre de la justice,
Lambrechts.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 21 frimaire an 7.)

 

Lambrechts

 

 

Bruxelles, le 20 frimaire an 7.
Le général Bonnard, commandant de toutes les forces qui garnissent nos côtes, est arrivé ici pour prendre le commandement en chef des neuf départements réunis, à la place du général Colaud, qui est destitué, et qui doit se rendre directement à l'armée de Mayence. On varie beaucoup sur les causes de cette disgrâce, qu'on attribue assez généralement à la violence dont il usait, même envers les autorités constituées. Quoi qu'il en soit, on assure que le général Lefebvre sera revêtu du commandement de nos départements, et qu'il arrivera incessamment ici avec tout son état-major.
Cent six brigands, pris dans le dernier combat, ont été conduits hier dans nos prisons, fortement escortés. Un ex-commissaire du directoire exécutif ayant été pris par eux, a été fusillé, ces jours derniers, à la suite d'un simulacre de procédure.
L'on est à la recherche, dans ce département, des militaires autrichiens qui, en contravention des arrêtés du directoire exécutif, seraient entrés en ce pays. Quelques individus ont été arrêtés et emprisonnés hier et aujourd'hui.
Neuf bataillons d'infanterie et quelques escadrons de cavalerie ont été récemment détachés de l'armée de Mayence pour venir grossir les forces qui sont dans la ci-devant Belgique, et qui sont destinées à y rétablir le calme ; ils sont en pleine marche vers leur destination. Quelques corps de troupes ont aussi dû partir des environs de Juliers et des cantonnements voisins, pour se rendre vers Maseyek, Sillaert, et les autres endroits situés sur la Meuse, où les révoltés ont des intelligences.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 25 frimaire an 7.) Le sort

 

 

 

 

Des bords du Mein, le 10 décembre 1798.
La cour impériale a demandé à la diète générale de l’Empire que, dans le cas où la guerre éclaterait de nouveau, les troupes auxiliaires russes aient l'entrée sur le territoires de l’Empire.
L’article suivant se trouve dans une feuille allemande.
« Le 23 novembre, les officiers français, Napper Tandy et Blackwel, Irlandais de naissance, arrivèrent à Hambourg. L’on sait qu’ils étaient partis d’un des ports de France sur la corvette l'Anacréon, pour se rendre en Irlande; après avoir quitté les côtes de ce royaume sans avoir pu prendre terre, ils gagnèrent un des ports de la Norwège, y laissèrent la corvette et entreprirent le voyage par terre pour retourner en France. Le ministre d’Angleterre, instruit de l’arrivée de ces deux Irlandais, demanda qu’ils fussent arrêtés ; ce qui eut lieu dans la nuit, d’après un ordre du préteur de la ville de Hambourg. Le ministre français, à qui Napper-Tandy et Blackwel s’étaient adressés pour avoir des passeports, remit aussitôt une note au Sénat, dans laquelle il demandait qu’ils fussent remis en liberté ; il y déclarait qu’en cas de refus, il quitterait Hambourg. Le 27 novembre, le Sénat prit une résolution ainsi conçue : « Le Sénat désire que cette affaire reste provisoirement dans l’état où elle se trouve. Il se hâtera d’annoncer aux gouvernements anglais et français qu'il se regarde comme incompétent, et qu'il demande que les deux puissances en prennent une troisième pour arbitre. Le sénat se conformera à sa décision. »

(Journal de Francfort, 11 décembre 1798.)

 

Napper Tandy

 

 

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