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Dernière modification le 22 février 2006.

Brune

Notice biographique de Brune dans la Biographie moderne 1815.

 

Brune (G.-M.-A.) maréchal d’empire, grand officier de le légion d'honneur, etc. Fils d’un avocat de Brive-la-Gaillarde, il y reçut une bonne éducation, et vint, jeune encore, à Paris, où il se fit en même temps imprimeur et homme de lettres. Il s’était déjà fait connaître par quelques opuscules, à l’époque de la révolution, et se livra, dès lors, tout entier à la politique. Membre du club des cordeliers, et lié avec Danton, il figura dans les divers mouvements de la capitale, et fut arrêté, par suite de l’affaire du Champ de Mars, en juillet 1791. Rendu à la liberté, par suite de l’acceptation de la constitution par le roi,n, il coopéra à la rédaction d’un journal jusqu’au 10 août 1792, et passa ensuite dans la Belgique, en qualité de commissaire civil. Il revint à Paris en 1793, et s’y étant consacré au service militaire, il fit partie des armées révolutionnaires, dans la Gironde ; servit sous Barras au 13 vendémiaire, et contribua, depuis, à repousser les jacobins, qui avaient attaqué le camp de Grenelle. Peu de temps après il passa à l’armée d’Italie, en qualité de général de brigade, et se trouva, en janvier 1797, à l’attaque de Vérone, où il reçut sept balles dans ses ahbits. Il se distingua de nouveau à la bataille d’Arcole, et s’y conduisit avec tant de bravoure, qu’il mérita les éloges publics de Bonaparte. Lorsque le directoire déclara la guerre à la Suisse, Brune eut le commandement de l’armée destinée à l’attaquer, et y étant entré, sans de grands obstacles, il s’occupa de l’organisation de ce pays. >Il fut ensuite envoyé à Milan, où il exigea,plusieurs fois, et à diverses époques, la démission des directeurs ou législateurs qui déplaisaient au parti dominant. Peu de temps après, il signa une convention avec les ministres du roi de Sardaigne, pour occuper la citadelle de Turin par les Français. Un ordre du directoire l’appela à Paris, au moment où il allait provoquer une insurrection nouvelle contre le roi de Sardaigne, et probablement opérer la ruine totale de son autorité. Il lui fut ordonné d’aller appuyer une révolution plus complète que la précédente, dans les autorités de la république cisalpine, dont le ministre français Trouvé, dirigeait le plan. Il quitta l’armée d’Italie, en 1799, pour aller commander en Hollande, et c’est là que ses succès le placèrent parmi les premiers généraux de la république. Il battit les Anglais à plusieurs occasions, notamment à Alckmaër, et força le duc d'Yorck d'accepter une capitulation très glorieuse pour l'armée française. A la nouvelle des événements du 18 brumaire an 8, Brune en instruisit aussitôt son armée, et écrivit aux consuls qu'elle s'était empressée de prêter le nouveau serment. Appelé au conseil d'Etat, en janvier 1800, il obtint ensuite le commandement de l'armée de l'Ouest, battit les Chouans en différentes rencontres, et contribua beaucoup à la pacification des pays que la guerre civile avait ravagés. Le 13 août, il fut nommé général en chef de l'armée d'Italie, et y eut des succès divers jusqu'à l'époque de l'armistice conclu entre le général Moreau et l'archiduc Charles; Il continua néanmoins sa marche victorieuse, chasse les Autrichiens de Tavernelle, et prit, depuis le 25 décembre jusqu'au 4 janvier, environ 9000 prisonniers, 36 pièces de canon, 3 drapeaux et 2 étendards. Dans l'année 1803, il fut nommé ambassadeur près la sublime Porte, et partit pour Constantinople, où il reçut les plus grands honneurs du ministère ottoman ; mais de nouvelles divisions s'étant élevées entre les deux puissances, il quitta la Turquie, revint en France, et arriva à Paris au mois de février 1805 ; il avait été nommé maréchal d'empire, dès le 19 mai 1804, et grand officier de la légion d'honneur, le 1er février suivant. Employé dans la campagne de 1806, comme commandant en chef du camp de Boulogne, il y publia un ordre du jour ridicule, à l'occasion des succès de Bonaparte sur les Prussiens, et ordonna, aux soldats, de lire pendant quinze jours la proclamation de Napoléon à la grande armée, afin, disait-il, de l'apprendre par cœur. Passé en 1807 au gouvernement général des villes hanséatiques, il s'empara de Stralsund, le 20 août de la même année, et se rendit ensuite à Hambourg. Des complaisances, payées fort cher, assure-t-on, en faveur de quelques négociants anglais, lui attirèrent l'animadversion du monarque irrité ; il fut rappelé et paya, presque de toute sa fortune, le malheur d'avoir rivalisé avec son maître dans des spéculations commerciales. On ajouta même, dans le temps, que celui-ci s'empara en entier du portefeuille du maréchal, lui en fit endosser les billets à son profit, et envoya ensuite le signataire en exil. Depuis cette époque, jusqu'à la chute du despote, le maréchal Brune vécut absolument ignoré, et on juge bien qu'il s'empressa d'envoyer, au sénat, son acte d'adhésion à la révolution du 341 avril 1814. Au retour du roi, il obtint la croix de Saint-Louis ; mais il paraît que d'anciens griefs le privèrent d'un commandement qu'il espérait. Il se rangea, dès lors, parmi les mécontents ; n'hésita pas à se prononcer, en 1815, en faveur de ce Bonaparte dont il avait été si longtemps la victime, fut pourvu d'un commandement dans le Midi, et créé pair le 2 juin. Tout porte à croire qu'il exerça sa puissance avec rigueur, du moins s'il faut en juger par las allégations de ses adversaires politiques, et qu'il poussa la résistance au-delà des bornes, même après la chute de Napoléon, et la dissolution de son gouvernement. Quoi qu'il en soit, il avait fait sa soumission au roi, et se rendait à Paris, lorsqu'il fut reconnu en passant à Avignon, cerné dans son auberge, par la populace, et enfin massacré, le 2 août, malgré les efforts des magistrats, et du peu de force armée qui se trouvait dans cette ville. Son cadavre fut ensuite indignement mutilé, puis jeté dans le Rhône. On assure qu'une accusation odieuse, qui pesait depuis 1792 sur ce général, avait été la cause unique de sa douloureuse fin ; mais comme elle n'a jamais été prouvée, il est permis de penser que ses principes politiques entrèrent aussi pour beaucoup dans les motifs de la vengeance exercée contre lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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