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Exelmans (Rémy) 1775-1852

 

 

Encyclopédie des Gens du Monde, tome 10, 1838.

   
 

EXELMANS (Remy-Joseph-Isidore, comte), et non Excelmans, l’un des officiers généraux qui se sont le plus distingués au milieu des guerres de la république et de l'empire, est né à Bar-le-Duc le 13 novembre 1775. Il commença sa carrière militaire à l'âge de 16 ans dans un des bataillons de volontaires de la Meuse, que commandait alors le jeune Oudinot, depuis duc de Reggio et maréchal de France, et dont faisait aussi partie un autre compatriote d'Exelmans, le général Broussier, qui le prit pour aide de camp, lorsqu’il coopéra à la conquête du royaume de Naples, sous les ordres de Championnet.
Déjà Exelmans s'était fait remarquer par sa bravoure et ses talents militaires, et le général Murat voulut se l'attacher au même titre que Broussier. L'aide de camp du grand-duc de Berg se signala au passage du Danube (1805), eut trois chevaux tués sous lui au combat de Vertingen, et, chargé de présenter à l'empereur les drapeaux conquis dans la campagne, il fut à l'instant nommé officier de la Légion-d'Honneur, et peu de temps après colonel du régiment des hussards , à la tête duquel il entra le premier dans la ville de Poznân en 1806.
Nommé général de brigade après la bataille d'Eylau,il accompagna le grand-duc de Berg en Espagne. Il venait de défendre heureusement la personne de Charles IV de toute insulte et de toute attaque durant la route périlleuse de Madrid à Bayonne, où il l'avait conduit, lorsqu’il tomba aux mains d'une bande d’insurgés catalans qui le livrèrent aux Anglais. Exelmans ne put rentrer en France qu'en 1811 ; il partit presque immédiatement pour Naples, où Murat, devenu le roi Joachim, lui confia les plus hauts emplois de la nouvelle cour. On a dit que le général Exelmans, s'étant bientôt aperçu que le roi napolitain cédait à de funestes conseils et travaillait contre les intérêts de la France, abandonna son service et demanda à faire la campagne de Russie ; mais nous croyons que d’autres motifs l'ont décidé à prendre ce parti. Murat ne commença à se détacher de la fortune de la France que lorsqu'il vit la fortune tourner le dos à l'empereur dans cette campagne même dont il avait envié la gloire et voulu partager les périls.
Quoi qu’il en soit, le général de brigade, blessé plusieurs fois dans le cours de cette mémorable et funeste guerre de 1812, reçut pour prix de son sang versé le commandement d'une division qui fit partie du corps d'armée du duc de Tarente, et se signala en Saxe et en Silésie (1813). Il commanda ensuite la cavalerie de la garde impériale dans le cours de la campagne de France, commandement qu'il reprit en 1815 à Waterloo et qu'il ne quitta qu'après avoir battu et dispersé les Prussiens près de Versailles, où une forte division de cavalerie, se fiant sur la supériorité du nombre, était venue l'attaquer. Ce fut le dernier combat et la dernière victoire de la France.
Après la capitulation de Paris, que ce brillant fait d’armes ne pouvait malheureusement empêcher de conclure, le général Exelmans se retira sur |Clermont-Ferrand et, malgré le découragement et le désespoir des troupes, il sut maintenir l’ordre et la discipline la plus sévère parmi eux.
Il avait cru devoir adresser sa soumission au roi, que les malheurs de la France ramenaient à la suite des vainqueurs de Waterloo ; il n’en fut pas moins compris sur la liste des trente-huit proscrits dévoués aux rancunes de la Restauration. Exelmans gagna la Belgique et fut forcé d’errer de ville en ville, de se cacher tour à tour à Bruxelles, à Liége, en Allemagne, et enfin dans le duché de Nassau, jusqu’au moment où, amnistié par l’ordonnance de 1823, il rentra dans ses foyers.
Le général Exelmans n'avait pas attendu la loi qui le proscrivait pour connaître les sentiments d’antipathie que son caractère inspirait aux hommes de la Restauration. En 1814, avant les Cent-Jours, des lettres qu’il écrivait à son ancien général, à Murat, avaient été saisies dans le portefeuille d'un voyageur anglais qui se rendait à Naples. Les sentiments d'affection que ces lettres exprimaient à l'égard du roi assis sur le trône que revendiquait Ferdinand parurent un crime de lèse-majesté aux yeux des ministres de Louis XVIII. Exelmans fut traduit devant un conseil de guerre que présidait le général d’Erlon : il sortit alors de la retraite où il avait cru devoir se tenir un moment caché, se présenta devant ce conseil et fut acquitté à l'unanimité. Malgré l’amnistie qui l’avait rendu à sa patrie et semblait assurer le repos à sa famille, le proscrit de 1816 ne devait point se croire en faveur sous le gouvernement des hommes qui l'avaient si longtemps persécuté, et il ne put s'empêcher sans doute d'applaudir à la révolution de Juillet, quoiqu'il ait cru peut-être un peu tard a son triomphe. Nommé pair de France dans les Cent-Jours par Napoléon, ce titre lui fut rendu par Louis-Philippe (1831). Lors de la défense d’Armand Carrel devant la Cour des pairs, il s’échappa du cœur d'Exelmans une généreuse protestation contre le jugement qui avait tué le brave des braves (voy. Ney). Le général Exelmans vote presque toujours, dans cette chambre, avec les membres les plus indépendants et les plus dévoués aux intérêts du pays.
DE M.

 
 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Voir l'affaire Exelmans décembre 1814-janvier 1815.

 
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