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Napper-Tandy (James), 1756-1805

 

  Biographie nouvelle des contemporains, par Arnault, Jay, Jouy et Norvins, tome 15, 1824.    
 

NAPPER-TANDY (James), patriote irlandais, naquit dans cette contrée vers 1756, et fut de bonne heure vivement affecté des malheurs de sa patrie, qu'il brûlait du désir de replacer au rang des nations indépendantes. Il s'occupait de ses projets, lorsque la révolution française éclata; il l'adopta avec enthousiasme, espérant y trouver les moyens de parvenir à son but, et dès 1791 il publia, au nom des Irlandais-unis, un plan des réformes qu'il jugeait nécessaires pour rendre son pays à la liberté. Ses principes politiques firent oublier ses principes religieux, et, quoique protestant non conformiste, il fut nommé secrétaire d'une association de catholiques romains à Dublin; le cabinet de Londres ne vit pas d'un œil indifférent ces commencements d'insurrection; il dirigea des poursuites contre Napper-Tandy, qui, pour s'y soustraire, se réfugia en France. Aussitôt son arrivée à Paris, il se hâte de réunir chez lui les réfugiés qui partageaient ses opinions et ses vues, et se présente ensuite au directoire-exécutif, qui l'accueille avec bienveillance, le nomme général de brigade au service de France, et lui accorde les secours qu'il réclame. Dès ce moment, Napper-Tandy commence à jouer un rôle politique; il part pour l'Irlande, où il débarque au mois d'août 1798, avec des troupes françaises, sur la côte occidentale de Donegal. Il adresse aussitôt une proclamation aux Irlandais-unis pour les appeler à l'indépendance; mais, avec de si faibles moyens il voulut exécuter de trop vastes projets, et tenta le sort des armes, qui ne lui fut pas favorable: les troupes qu'il avait amenées en petit nombre furent battues et dispersées, et lui-même, forcé de s'échapper sur un brick français, alla débarquer à Hambourg, pour repasser en France ; il fut arrêté dans cette ville, avec un des frères Oconnor, sur la réquisition de Crawfort, ministre d'Angleterre ; tous deux avaient été exceptés, par les deux chambres d'Irlande, du bill d'amnistie.
Des prétentions opposées sur la personne de Napper-Tandy s'élevèrent alors entre l'Angleterre et le directoire-exécutif français; tous deux réclamaient également l'extradition du prisonnier, la France par un motif d'humanité. Le sénat de Hambourg, pressé par deux gouvernements qu'il a lieu de craindre, se trouvait dans une position extrêmement embarrassante; en se décidant contre la France, le parti était moins honorable, mais moins dangereux pour le moment, et c'est celui auquel il s'arrêta; les deux Irlandais furent livrés à une escadre anglaise qui était venue appuyer par la terreur les menaces de son gouvernement. Le général en chef Bonaparte, devenu premier consul, écrivit à l'occasion de cet événement au sénat de Hambourg; sa lettre, pleine de force et de dignité, renfermait ces mots remarquables qui ont retenti dans toute l'Europe: « Le courage et l'énergie maintiennent les états ; c'est la lâcheté qui les renverse. » Napper-Tandy fut transporté dans les prisons d'Irlande, et mis en jugement en mai 1800; la cour du banc du roi devant laquelle il comparut le condamna à mort ; mais l'exécution fut différée à cause sans doute des réclamations de la France. Enfermé à Dublin, il y attendit pendant deux ans la mort ou la liberté ; enfin il vit briser ses fers par l'intercession du gouvernement français, sur la demande adressée par M. Otto à M. Hawkesbury, et fut sur-le-champ renvoyé en France. Les précautions que l'on prit pour l'éloigner, parurent annoncer qu'on attachait de l'importance à sa personne: la voiture dans laquelle il monta au sortir de sa prison était escortée par un détachement de cavalerie ; il fut expressément interdit au prisonnier de communiquer avec qui que ce fût ; on évita avec soin de traverser les grandes villes qui se rencontraient sur la route, jusqu'à Wicklow, où on le fit embarquer pour Bordeaux, en mars 1802 ; il arriva dans ce port, le 21 du même mois, après huit jours de traversée. Il fut accueilli avec transport par les réfugiés irlandais qui s'y trouvaient et qui célébrèrent en son honneur un banquet civique ; Napper-Tandy y porta un toast aux amis de la liberté de tous les pays; il mourut dans le courant de 1805.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Napper Tandy (James) 1756-1805, patriote irlandais

https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Napper_Tandy

     

 

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